

Générations Guerre d’Algérie réunis des membres de l’Office national des anciens combattants et victimes de guerre (ONACVG), qui depuis 2015 et sous le commissariat scientifique de trois historiens spécialistes de la période – Raphaëlle Branche, Jean-Jacques Jordi et Abderahmen Moumen – s’est engagée aux côtés de l’Éducation nationale pour proposer aux professeurs des outils pour enseigner la guerre d’Algérie. Une diversité de points de vue est mise en avant à travers le choix des intervenants : des militants du FLN, de l’OAS, une Pied-noir, un fils de harki, une Juive d’Algérie, et des appelés français, tous accompagnés de jeunes proches, pour construire une mémoire collective. Les ravages de la colonisation, l’exil forcé, la transmission du traumatisme… Chacune des trois rencontres aborde une thématique en lien avec le parcours de vie des intervenants et explore différents pans de cette guerre.
Olivier Lambert
ARTE

1. Les Ravages de la colonisation
Quel est l’impact de la colonisation sur une famille qui l’a subie ? Comment s’en remettent ceux qui en ont été acteurs ? Inès, 18 ans, accompagnée de sa grand-mère algérienne, Lalia, 81 ans, discutent de ce lourd héritage avec Michel, 83 ans, ancien appelé en Algérie et son petit-fils Timoléon, 15 ans.

2. L'Exil forcé en héritage
Comment un exil forcé vécu par une famille se ressent de génération en génération ? Josselin, 35 ans, petit-fils d’Henri, pied-noir arrivé en France en 1962, croise son récit familial avec celui de Nora, 43 ans, petite-fille d’immigrés algériens, et Rahim Rezigat, algérien arrivé en France dès 1947.

3. La Transmission du traumatisme
Comment les douleurs du passé se transmettent-elles ? Saïd, fils de harki, et sa fille Lilia rencontrent Annie-Paule, juive d’Algérie, et sa fille Sarah, en compagnie de Raphaël et sa mère Véronique, dont le père, rappelé français est mort au combat en Algérie. Ensemble, ils et elles parlent de leur héritage douloureux et comment, malgré tout, l’Algérie les attire.

4. Le Poids de la mémoire
Que faire d’une mémoire trop lourde à porter ? L’enfouir, l’assumer, la transmettre ? Dans Générations guerre d’Algérie - Le poids de la mémoire, Dominique, pied-noir, née à Alger en 1953, raconte pourquoi, malgré la douleur, elle a écrit un livre pour ses petites filles dont Jeanne, 16 ans, présente à ses côtés. À 15 ans, Ilyess a lui, au contraire, hérité de toute l’histoire de l’Algérie par son père M’Hamed, né en Algérie et arrivé à Paris en 1968. Enfin, Léo, 15 ans, accompagne son grand-oncle, Jean-François qui a lui mis des décennies avant de partager les deux périodes de son service militaire en Algérie, l’une heureuse, en tant qu’instituteur, l’autre désastreuse en tant qu’agent du maintien de l’ordre à Alger. Jeanne, Ilyess et Léo découvrent ces récits de vie complémentaires et posent leur regard sur la question de la transmission, notamment dans le cadre scolaire.